39ème jour : La canicule, ça devient banal d’en parler!

J’ai quitté Thizay vers 7 heures ce matin, un peu plus tard que d’ordinaire. La veille nous avions fixé avec nos hôtes à 6 h 30 le petit déjeuner.

J’ai partagé ma chambre avec Lindsey, un australien de 70 ans, retraité de l’informatique qui vit en Espagne. C’est par l’intermédiaire de son traducteur téléphonique que nous échangions. Il « cause «  on « lit ». Ça limite fatalement la conversation.

Hébergement, table d’hôte, petit déjeuner, très agréables et reposants. Il y a chez mes hébergeurs successifs des qualités de cœur, une absence d’effets d’aubaine, un désir sincère de faire plaisir. C’est récurrent.

J’ai très vite compris que Lindsey souhaitait faire cavalier seul pour l’étape qui nous menait à Déols pour lui, Châteauroux, deux kilomètres plus loin me concernant.

Contrairement à Lindsey la canicule a tenu à m’accompagner du premier au dernier pas, notamment le long d’une départementale longeant du logement militaire hideux en partie à l’abandon.

La pire des conséquences de la canicule c’est la montée rapide en température de l’eau de la gourde. La mienne est sur le sac avec une « pipette ». S’hydrater beaucoup avec de l’eau chaude est infernal. La recherche d’un bar devient vite obsessionnelle.

«  C’est le chemin «, leitmotiv du pèlerin…..

Je ne m’intéresse plus à la météo. Ses annonces me stressent.

Demain sera un autre jour.

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