78ème jour : Une journée comme je les aime.
Le rituel étant respecté, tant dans l’écriture que dans les faits, départ 6 heures, qu’il devient banal de le réitérer chaque jour. Ce sera donc la dernière fois, le changement d’horaire fera l’objet d’une mention particulière (comme à la SNCF).
Nous avons quitté Naréja par une forte montée presque dans le froid. Nous sommes pour l’instant en altitude relative, 600, 800 mètres bénéficiant de fin de nuit largement en-dessous de 20 degrés.
Ce n’est pas mon premier chemin mais les découvertes sont incessantes. Le fait de le parcourir à deux, d’arriver tôt, nous permet de visiter. Ainsi, à Naréja c’est le monastère Santa Maria la Real qui nous a littéralement ébloui. Chaque ville traversée, au nom inconnu recèle, à minima, une église majestueuse, tapissée de dorures, de statues « vivantes », de Christs tout aussi différents les uns les autres. À peine la porte poussée l’émotion resurgit encore et encore comme une antienne dont on ne se lasse.
Sur le terrain j’ai beaucoup aimé cette étape. D’une distance raisonnable (23 km) nous avons vu surgir, l’astre du jour, menaçant mais tellement séduisant. C’est à travers les vignes tantôt ordonnées, tantôt disparates et négligées que nos pas se sont alignés. Quelques parcelles de tournesols et de blé pour rompre la monotonie des vignes puis à tiers chemin un village pour un petit déjeuner. Quelques hectomètres le long de l’autoroute pour nous rappeler la civilisation. Au deuxième tiers chemin une nouvelle pause « fraîcheur « celle-là.
Arrivée vers 11 h 30 ce fut une étape paresseuse, comme le sera la prochaine. Profitons-en, d’autres, difficiles, se profilent.
Demain je vous conte l’histoire étonnante du poulailler vivant dans une cathédrale.
Ce sera un autre jour.
