107ème jour : De Poio Pontevedra à Redondela.
À chaque jour un « avatar »!
J’ai quitté ma charmante chambre, au bord de la piscine, vers 6 h 30 en pensant que c’est bien dommage de ne pas plus profiter de ces endroits chaleureux. Mon métier, à durée déterminé, ne me permet pas ces fantaisies.
Le température était douce, j’avais travaillé mon étape qui annonçait 28 kilomètres en faisant un détour par la forêt. Aucun intérêt à cette heure, obligation de marcher avec la lampe frontale pour éviter tous incidents.
Ma préférence s’est orientée pour du macadam, Pontevedra est une ville charmante, très riche de monuments historiques. À cette heure elle fourmille de pèlerins en direction de Santiago, les terrasses de café sont bondées, il y a une bonne ambiance, j’ai du mal à frayer mon chemin.
Ce n’est qu’au bout de 7 kilomètres de bitume – mais un gain de 4/5 de raccourci – que j’ai pu emprunter le chemin de terre longeant un ruisseau paisible. Il serpente, les racines apparentes des arbres guettent le distrait pour le faire chuter. Des montées, des descentes, un peu de petites routes, le quotidien en somme.
Sachant que mon hébergement se situait dans un lieu isolé j’ai décidé de flâner et de déjeuner sur un banc face à une embouchure qui s’ouvre sur l’Atlantique.
A 14 h 30 je me présente à l’adresse de ma réservation « booking ». L’immeuble est clos, aucune vie. J’appelle le propriétaire, nous échangeons, lui en espagnol, moi en français, j’entends WhatsApp avant qu’il ne raccroche.
J’ouvre une cession WhatsApp. On s’écrit. C’est sympa ces nouvelles communications. On fait traduire les messages par Google. Le dernier message « sortez, je vous attends dans cinq minutes «
Effectivement, dans le temps annoncé une voiture m’attend, une dame au volant, deux jeunes filles derrière pèlerines comme moi. Je mets sac et bâtons dans le coffre.
Roulant depuis un certain temps je m’inquiète, en français, de ma destination. Réponse en espagnol…. Ce sera donc le traducteur Google par l’intermédiaire des pèlerines espagnoles elles aussi, que j’apprends que l’adresse communiquée n’est plus la bonne. C’est donc en rase campagne que je me retrouve dans une Albergue très agréable à plus de 20 kilomètres de mon point de départ de l’étape suivante, la portant à plus de 40 kilomètres.
J’obtiens la certitude des propriétés qu’ils me ramènent demain à mon point de départ de l’étape.
Je vous raconterai….
Je suis impatient de l’avatar de demain…. qui sera un autre jour.
