91ème jour : de Villadangos del Paramó à Astorga, une journée en demi-teinte.
Quand nous avons quitté Villadangos je savais que nous longerions une nationale roulante, polluante, puante, bruyante et stressante. Comme les précédentes années, les nerfs à vif, je préfère m’isoler tant je connais ma potentialité d’être désagréable avec les autres dans ses moments là. À mi-chemin, c’est une variante repérée la veille que nous décidons de prendre, en toute connaissance de cause, entre autres de porter l’étape à près de 31 kilomètres initialement prévue aux environs de 28.
La paix intérieure et extérieure et à ce prix.
Ce sont vallons et collines qui se substituent à la platitude de la Meseta. La végétation les a colonisés pour notre plus grand plaisir, nous en faisant payer le prix fort néanmoins par des montées et descentes, très acceptables dans l’instant, mais qui vont se durcir dans les jours à venir. Déjà, demain, ce ne sera qu’une étape de montée sur 21 kilomètres, préfigurant la redoutable et redoutée ascension vers la Cruz de ferro et sa descente vertigineuse, prévue pour mercredi. Cette étape mythique est un marqueur fort du Camino Francés.
Nous sommes à Astorga, ville fondée par l’empire romain connue pour son riche patrimoine historique et culturel où Antoni Gaudi a construit un palais épiscopal à l’allure de château médiéval, une de ses rares œuvres hors de Catalogne. Nous ne l’avons pas visité. L’intérieur est, paraît-il, d’ambiance cathédrale avec voûtes et arcs, le granit blanc massif y domine.
Demain sera un autre jour, essentiellement ascensionnel !!
