87ème jour : de Terradillos de Los Templarios à Bercianos del Parámo.
Il y a un côté « western spaghetti » dans les titres de mes chroniques ces derniers jours.
Au départ du premier village cité il faisait réellement froid. 14 degrés aux applications de nos téléphones. La nuit était profonde et nous dûmes extraire nos lampes frontales à porter de main dans le sac. Le pèlerin doit appréhender chaque situation prévisible. Nous sommes rompus à gérer celles-ci.
La Meseta « s’essouffle « dans sa dureté. Les longues lignes droites s’amenuisent pour laisser places à des méandres plus agréables à l’œil et au mental. Par endroit surgissent des platanes dispensant une ombre bienvenue. Le maïs repeuple quelques parcelles préalablement colonisées par des mauvaises herbes. Même la vigne, disparate certes, mais bien présente s’installe timidement.
La gestion rigoureuse de nos étapes nous permet de les clôturer vers midi. Celle d’aujourd’hui s’est inscrite dans l’habitude.
Demain sera un autre jour.
