109ème jour : De Vigo à Sabaris.
J’ai quitté Vigo à 6 h 15, plus tôt que d’habitude. L’hôtel était trop bruyant pour que je puisse me reposer.
Cette étape a été décevante. Au râle des mouettes, signe annonciateur de sa présence, je me réjouissais d’avoir rendez-vous avec l’océan pour lui confier quelques secrets et pour compenser la distance (un peu plus de 27 km). Pudique, il me délivra qu’une partie de lui-même remettant à demain, sans engagement, de me laisser le côtoyer.
C’est donc de la nationale, toujours aussi bruyante et malodorante qu’il me fallut affronter. Aux termes de fortes montées, très fortes, j’ai pu profiter de chemins de terre traversant des forêts colonisées par les eucalyptus à l’odeur si caractéristique, au feuillage miroir et chatoyant.
Les jours se suivent et se ressemblent…
Ce sont mes deux outils informatiques de guidage qui, dans un carrefour rural, se sont perdus, m’orientant sur des chemins pour m’annoncer après m’y être engagé que ce n’est pas le bon. C’est la deuxième fois que cette situation se renouvelle, au milieu de nul part, sans quidam pour me renseigner. On zoome, on s’engage sur l’un et se dirige pour retrouver la trace figurant sur le plan. C’est souvent long, énergivore et augmentatif de kilomètres.
Ce soir je dors dans une Albergue, en dortoir mixte. Douches et wc à partager mais dans des espaces genrés. De petits rideaux aux lit protègent l’intimité physique de chacun mais pas des ronflements et autres bruits incongrus. Je ni prends plus plaisir.
Demain sera un autre jour.
Réveil à 5 h 30.
