13ème jour : Faites confiance à Evelyne Delhiat, le baptême de l’eau….
En quittant le gîte d’Aubigny-les-Pothées qui a succombé lui aussi aux yeux doux de la boîte à clés, j’ai au préalable déposé 15€ comme demandé par Monsieur le Maire. Quelle époque !!
Le temps est gris, nullement menaçant, mon pas est alerte, je suis bien. À l’orée de la forêt, quelques gouttes. A son coeur, la pluie a décidé d’éprouver le pèlerin. Plus dense, elle embourbe le chemin. Outre le balisage daté, l’absence de traces, les hautes herbes s’épongent allègrement à mon pantalon. Pour les chaussettes et les « godasses » c’est piscine, un classique!
En randonneur chevronné, j’ai revêtu ma cape de pluie que j’ai choisi volontairement « ajustée » pour qu’elle n’enveloppe pas le sac (c’est mal aisé, seul) de la faire passer au-dessus du sac. Celui-ci est muni d’un couvre-sac étanche….. quand on a pris soin de vérifier sa présence!!
Pas si chevronné que cela le randonneur!
C’est sympathique d’avoir pour guide deux rangs de barbelés pour un passage étroit et instable par endroit. L’occasion de faire appel à sa mémoire de la date de la dernière vaccination anti-tétanique!
Au deux tiers de l’étape, à Signy-L’Abbaye, j’avise un restaurant bienvenu, non pour y déjeuner, mais pour une boisson chaude. Les serveuses accortes sont prévenantes. Elles ignorent mon côté bateleur. Je dépose mon sac, un pas de valse plus tard, trois verres brisés!
Lassé de la pluie, je renonce à poursuivre par la forêt (8 km) préférant la départementale (5 km) peu fréquentée.
Mes hôtes Hollandais ont maté notre langue.
Au dîner, Remko, Hollandais (Baslandais en raison de sa taille) rencontré à l’abbaye de Leffe sera des nôtres. Mon hôtesse m’a promis de me traduire les échanges.
Mais quel est ce « tintamarre « ?
L’apéro déjà !!
Holà là, je vous laisse le moment est important.
Je vous raconterai….
