51ème jour : Il va falloir qu’il se passe quelque chose d’inédit.
J’ai quitté mon camping de Thiviers avec mon camarade Tobias, allemand de nationalité. Nous avons résidé dans le même chalet austère, partagé une table identique. Nos conversations se faisant par l’intermédiaire de nos traducteurs téléphoniques, une réelle avancée technologique puisqu’il suffit de parler en articulant correctement pour échanger rapidement.
Chemin faisant nous avons rencontré Pierre et Alain, des belges, avec lesquels j’ai partagé des gîtes municipaux. Arrivés suffisamment tôt à l’étape, c’est Francis et Win, belge et hollandais que nous avons retrouvés. La bière a coulé à flot. Je dépareillais avec mon coca, puis mon Perrier même s’ils ont réussi à me convertir à une chope de bière….
Le chemin, comme hier, s’est réparti en sentier, chemin et asphalte. Mon sac, après avoir repensé les ajustements semble vouloir poursuivre docilement l’aventure. Mes chaussures me font toujours souffrir aux niveaux des chevilles. La pharmacie de l’étape m’a cédé un pansement « miracle » propre à amortir l’agression des tiges.
Une nouvelle journée banale. Il va falloir qu’il se passe quelque chose d’inédit, je vais manquer d’inspiration.
Demain sera un autre jour à Périgueux, un nouveau marqueur.
