45ème jour : Un moral miné, un chien qui me sauve du désastre !
En quittant le moulin des Rorgues à Marsac, tenu par un couple de belges charmants et enthousiastes j’étais loin d’imaginer ma journée ainsi qu’elle s’est déroulée.
Le temps prolongeait ses facéties de la veille m’initiant, contre mon gré, à l’haltérophilie avec mon sac par des va-et-vient incessants de la gestion de mes vêtements de pluie. L’étape « calibrée » aux environs de 23 km rentrait dans la moyenne de celles effectuées depuis mon départ. Mon topo-guide soulignait une montée difficile sur 3,70 km. L’adjectif « difficile »’sans forfanterie, m’apparaît excessif. Il convient simplement de trouver son rythme et de s’y tenir.
Cette étape, par la topographie du terrain, a impacté gravement mon moral. Beaucoup de forêt sans fin, dense, humide et glissante. Magnanime parfois, cédant sa place à des chemins hautement herbeux et mouillés pour me ravir à nouveau.
Je dois mon salut à un chien!!
C’est en pénétrant dans le petit village de Champegaud que nous sommes rencontrés. Au café, il m’a suivi, emboîtant le pas à mon départ, me montrant la voie, s’inquiétant de ne plus me voir. Coursant les chats, épeurant brebis et moutons, se jetant dans la rivière, se roulant dans l’herbe pour se débarrasser des parasites, etc…
Je pensais de bonne foi que quelques kilomètres lui suffiraient pour se lasser de ma compagnie. Que « nenni », il a partagé mon déjeuner et m’a accompagné jusqu’à mon lieu de villégiature – une bonne quinzaine de kilomètres – nourrissant mon inquiétude sur son devenir.
À l’arrivée au camping, une voiture s’est arrêtée à ma hauteur. Ce n’était autre qu’un ami qui venait le récupérer, m’expliquant que son maître était un pratiquant des grandes marches et que son chien était coutumier du fait de suivre des randonneurs.
J’étais très ému à notre séparation.
Demain sera un autre jour, dans la Haute-Vienne et non le Tarn comme écrit à tort hier.

Très sympa d’avoir rencontré ce marcheur à quatre pattes…
Impressionnant ces toutous qui mémorisent les parcours..sans topo guide
Il lui manquait la parole pour améliorer ta marche.
Ce fut une belle étape
Bises