105ème jour : De Padrón à Caldas de Reis.
Cette dernière partie vers Porto et Lisbonne tourne au cauchemar!
Un parcours constitué de chemins, forêts, petites routes et toujours la traversée de petits hameaux. Quelques montées un peu raides qui font parties du paysage et du quotidien du pèlerin surtout sur un si long parcours.
Un peu tôt pour la deuxième étape de mon périple d’après Santiago. Il m’en reste 24 après celle de ce jour.
Je suis partie vers 6 h 30 sous un crachin « breton » et une température de 15 degrés qui a persisté au-delà de la moitié de la matinée.
À quelques « encablures « de l’arrivée, sur un sentier escarpé et très étroit l’obstacle incontournable redouté de tout randonneur. Un arbre déraciné, au fût impressionnant, entrave le chemin.
Cette situation n’est pas inédite, je l’ai connue dans les Cévennes. J’avais pu le chevaucher après avoir fait précéder mon sac à dos.
Là, le contexte est trop dangereux. Le chemin est étroit, le tronc de l’arbre trop haut pour l’enjamber et le ruisseau en contre-bas manque de profondeur pour accueillir un baigneur improvisé ! Il y a bien un embryon de chemin créé par la chute de l’arbre. Trop pentu pour s’y risquer avec le sac à dos et les bâtons.
La solution?
Hurler, tempêter, jurer et blasphémer!
Cela ne résout en rien la difficulté mais fait du bien. Il me faut rebrousser chemin en maugréant, consulter mes cartes sur mon téléphone et trouver un nouveau tracé pour retrouver une nationale de proximité.
Bilan des facéties de dame nature 4 à 5 kilomètres en sus.
Ce qui devient plus cauchemardesques ce sont les hébergements. Pour les trois jours à venir j’ai passé plus de deux heures pour « boucler » seulement, demain mardi et jeudi, mercredi est en rade. Sachant que j’ai reconstruit mon parcours. Le zigzague se paie cher tant en hôtellerie qu’en étapes augmentées de quelques kilomètres.
À ce train je vais me retrouver interdit bancaire et sous tutelle!
Demain sera un autre jour.
