117ème jours : De São João da Madeira à Albergaria à Velha.

Mes calculs : 328 km – outdooractive : 295 km. 12 jours avant d’atteindre Lisbonne.

Au préalable, je remercie les donateurs anonymes présumant qu’ils prennent quotidiennement connaissance de ma page.

Cette étape, longue de 34 km, a trouvé un dénouement étonnant.

Bien entendu j’ai eu mon lot de nationales bruyantes, malodorantes, etc…, de sentiers silencieux suffisamment longs pour que je vérifie par deux fois, sur mes applications, si je ne m’étais pas égaré.

En arrivant au village je programme « plan » comme je le fais chaque fois pour vérifier la concordance de la destination et la distance des hébergements réservés, en regard avec mon application principale.

Premier étonnement la distance varie de 3 km, le second, dans des directions différentes. En fouillant dans les commentaires « plans » j’y trouve : « aucun gps ne trouve l’adresse », « j’ai galéré deux heures », etc….

Nous sommes samedi, milieu d’après-midi, mon portugais se résume à « Ronaldo », « carne » « bacalhau ».

Je téléphone à l’hôtelier qui parle parfaitement le …. portugais, se limitant en français à : tu arrives à quelle heure… en boucle!

J’avise un Intermarché avec cafétéria, quelle émotion, une enseigne française. J’y rentre pour me désaltérer et réfléchir.

Il m’arrive de penser que je suis béni des dieux.

En passant ma commande, un portugais me demande, en français, si je le suis. Je lui raconte ma mésaventure. Il est né au village et le connais parfaitement. Il me propose de me conduire à l’hôtel à….pieds, qui est assez loin.

A l’arrivée l’établissement est clos, je sonne, pas de réponse. J’appelle à nouveau le « taulier » qui n’a toujours pas appris le français, mais a dû être vacciné avec une aiguille de phonographe « tu arrives à quelle heure, tu arrives à …. »

Je cours après mon « pote » portugais, nous le sommes devenus après ce long trajet pédestre. Je lui tend mon téléphone pour qu’il sollicite des explications.

Des hum! hum! des dodelinements de la tête, un doigt pointé dans une direction. Il m’explique….

….. Effectivement, l’hôtel est fermée mais s’est réinstallé, quelques kilomètres plus loin.

Oups!!

Par chance, ce n’est pas très loin de chez Victor, mon pote portugais.

Comme des copains de régiment nous cheminons vers l’hôtel. Enfant du pays, il me conte l’histoire de son village. Je le soupçonne de n’avoir pas pris le plus court chemin.

J’ai souhaité dédommager Victor pour ses services, à tout le moins lui offrir un « pot ». Il a refusé obstinément m’expliquant que sa démarche venait du cœur et du bon Dieu. Il m’a remis ses coordonnées….

Une éphémère mais très belle rencontre.

Demain sera un autre jour.

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