Un retour « at home « un peu compliqué.

Mon vol est prévu à 8 h 20 et il convient d’être 2 heures avant le décollage à l’aéroport. Vous avez fait le calcul à l’heure raisonnable de mon lever.

Mon hôtel est dans une rue très étroite.

Pour faciliter les manœuvres de mon UBER commandé la veille je descends jusqu’au croisement à quelques mètres pour lui rendre la tâche plus aisée.

Une voiture blanche roulant au pas s’arrête à ma hauteur, le chauffeur baisse sa vitre, ah mince il est portugais! Je lui demande s’il est UBER, je dois mal prononcé puisqu’il hoche négativement la tête et remonte la rue très étroite pour stopper devant mon hôtel. Je pressens son hésitation à s’arrêter complètement. Je prends mes jambes à mon cou, ce qui est loin d’être facile avec mon sac à dos, en le hélant pour éviter sa « fuite ». Je crie « aéroport, aéroport ». Je dois avoir assez d’accent portugais à cet instant puisqu’il s’arrête instantanément. Je lui montre ma réservation UBER qu’il lit avec attention. Nous partons en direction de mon « hurlement «  lui au volant, moi ses côtés.

Ouf, la première partie de mon retour se régule.

Les formalités d’enregistrement de vol ayant été faites la veille je n’ai plus qu’à enregistrer mon bagage en soute.

Il me reste une heure trente avant le décollage.

J’erre de croisants en cafés, de boutiques « duty free » en boutiques spécialisées dans la vente de produits détaxés!!

Enfin, nous sommes invités à rejoindre notre avion assez loin sur le tarmac. Un peu de sport pourquoi pas, il y a fort longtemps que je n’ai pas marché.

J’aime bien l’avion car c’est le seul endroit où je ne suis pas insomniaque.

A mon réveil il me semble que l’avion tangue fortement et s’éternise à l’approche de Nantes. Les nuages occultent la visibilité des hublots.

« Mesdames et Messieurs, je suis votre commandant de bord, de fortes pluies et un vent violent nous interdisent tout atterrissage en sécurité. Nous sommes obligés de nous poser à Rennes. Nous assurerons votre retour vers Nantes par car ».

Ladys and gentlemen etc….. Non pas en Portugais maintenant!!

Ne voyant aucuns intérêts à retourner à Nantes j’ai, en le remerciant libéré mon ami Patrick qui bien aimablement été venu m’accueillir pour me rapatrier au Mans.

J’ai donc fait connaissance du bus rennais, puis de son métro en appréciant leur confort et leur propreté.

Il est 13 h 30, mon train est à 17 h 30. Je déjeune lentement, très lentement chez un italien, puis j’erre de Coca-Cola en ristretto, de boutiques de presse en boutiques de souvenirs bretons.

Je suis maintenant dans le train, en première classe. La sncf, pour compenser mes déboires, m’a facturé cette prestation un euro de plus que le prix des vulgaires secondes classes.

Sauf un déraillement, un problème technique, un suicide sur la voie ferrée dans une heure je tourne la clé de chez moi.

Arrivé en gare du Mans j’hésite entre l’avenue du général Leclerc et le boulevard Lamartine.

Je choisis le boulevard, la probabilité d’y croiser des connaissances et quasiment nulle.

Je m’y engouffre sans lire jusqu’au bout la mise garde affichée : « attention piéton…..

600 mètres plus loin le boulevard est clos au motif de travaux importants. Je suis à 30 mètres de chez moi….

Je rebrousse chemin…..

Quelle journée.

À demain, je vous raconterai ma première journée de convalescence.

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