15ème jour : Une forêt contre nature, un attelage improbable…..
Hier, j’ai traversé une forêt contre-nature, dans une solitude curieusement angoissante.
C’est de très loin qu’elle m’est apparue. Des fûts rectilignes, rigoureusement identiques, des pales d’hélices brassant l’air de concert, sans fausses notes. Des monstres géants n’ayant qu’un œil clignotant au milieu du front, tels des cyclopes issus de la mythologie grecque, des créatures fantastiques. Leur disposition en forme de labyrinthe est propre à affoler le pèlerin.
Sorti de celui-ci, j’ai entendu Brassens, ricanant et moqueur chanter « au pied de mon éolienne je vivais heureux…. »
Aujourd’hui, Remco, que je surnomme « benco » au motif de son addiction au chocolat, a souhaité que nous marchions ensemble puisque nous sommes hébergés au même endroit, dans la même chambre.
Je vous laisse imaginer l’attelage de deux randonneurs marchant à la même cadence échangeant par gestes pour se faire comprendre, cela pendant 27 km.
À mon retour, c’est promis, je me remets à « l’Espéranto »!!
Demain Notre-Dame de Reims, chef d’œuvre de l’art gothique, célèbre pour son rôle historique dans le sacre des rois de France souhaite me rencontrer.
On ne refuse rien à une dame de sagesse.
Prenez soin de vous.
