102ème jour : De Ribadiso da Abaixo à 0 Pedrouzo.
Ce fut malgré tout une belle étape composée pour l’essentiel de chemins ombragés, généreux d’emprise, mais surchargés de pèlerins surgissant de partout. Les albergues bondées n’offrent que peu de place pour se restaurer.
C’est étrange se mélange de croyants se regroupant, au sein d’une plaine, en groupe de prières tapageurs tels des bateleurs de foire désireux de convertir des impies sourds à leur imploration.
Tout ceci laisse augurer, demain, d’une foire d’empoigne à l’Office des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle pour obtenir la Compostela, sorte de certificat de pèlerinage, délivrée, après vérification de la crédenciale, par les autorités religieuses. Il peut être délivré, sur demande du pèlerin, un certificat de distance selon son point de départ.
Ainsi, demain se clôt pour mon compagnon de route son parcours puisqu’il retrouvera son épouse et qu’ils poursuivront ensuite vers Cap Finesterra (5 étapes) autre lieu mythique du Camino Francés. Nous partageons la même chambre pour la dernière fois depuis quasiment deux mois.
Pour ma part, dimanche, désireux de fuir une ville regorgeant de « marchands du temple », de touristes avides de bimbeloteries, je poursuivrais, le coeur lourd, en solitaire, mon aventure vers Porto, puis Lisbonne.
Demain, plus que jamais, sera un autre jour.
