125ème jours : De Fátima à Minde.

Mes calculs : 152 km – Outdooractive : 131 km et 4 jours avant d’atteindre Lisbonne.

Je vois venir les plus attentifs sur le kilométrage. Hier c’était la parité, aujourd’hui 21 kilomètres de différence. C’est ce que l’on appelle le grand écart.

Celui-ci est la conséquence d’hébergements compliqués qui m’obligent a dévier mon chemin et à consacrer du temps pour optimiser distance et finance. Résultat, la dernière étape s’établit à… 82 kilomètres, que je ne ferais pas totalement. Je vais combiner train, bus, trottinette, etc…. pour partie.

Petite étape aujourd’hui, 17 km – sous la menace de la pluie – qui n’appelle pas d’observations significatives si ce n’est une journée triste, par l’absence de couleur, ennuyeuse parce que c’est dimanche et que je les exècre.

À Fátima, j’ai résidé au « Domus Pacis Fátima « littéralement, Maison de la paix, un hôtel délicieusement suranné, surmonté d’un dôme bleu byzantin que n’est autre que celui de la chapelle…..byzantine! Il renferme une centaine de chambres, deux chapelles, dont une …….byzantine! Une immense statue de la vierge et l’enfant dans le hall, tout aussi impressionnante que celle à l’extérieur les bras ouverts.

Couloirs de circulation, chambres et communs sont ornées de tableaux « strictement «  religieux. Le personnel est aussi terne que la moquette de ma chambre et de son mobilier.

Cet hôtel situé à 150 mètres du sanctuaire à une histoire.

Après la seconde guerre mondiale, Fátima devient un centre spirituel mondial, attirant de nombreux pèlerins.

Les américains (encore eux) fondent, en 1947, un mouvement catholique international, la Blue Army of Our Lady of Fátima (Armée Bleue), l’objectif étant de diffuser le message de Fátima (prière, pénitence, paix).

C’est dans ce contexte qu’est construit le Domus Pacis, par cette organisation, dans les années 50-60 pour accueillir les pèlerins du monde entier. Plus qu’un hébergement c’est un lieu structuré pour accueillir des groupes organisés venant d’Amérique, d’Europe et d’Asie. Il dispose de grands espaces collectifs pour groupe de prière.

Ce lieu étrange est indissociable de l’histoire contemporaine du pèlerinage de Fátima.

Du sanctuaire, les hauts-parleurs diffusent en continu des chants, prières et sermons. Chaque lieu de pèlerinage a ses rites. Ici, ce sont des pèlerins pénitentiels qui avancent, à la vue de tous, à genoux, implorant une grâce.

Je suis toujours mal à l’aise dans ces « endroits « dédiés », à outrance, à une religion. Il y règne un mercantilisme malsain, une surabondance de commerces de bimbeloterie et de bondieuserie bien loin de l’idée que je puisse me faire d’une religion.

Ni pensons plus, demain sera un autre jour.

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